Des nouvelles, des nouvelles !

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Cette rubrique "Blog" a été laissée en friche pendant quelques mois (hum ! depuis 2 ans quand même !), au détriment de ma page facebook : https://www.facebook.com/laurent.cocherel.7

Je présente donc toutes mes excuses pour celles et ceux qui sont venus chercher de l'information.

Ce qui ne veut pas dire que rien ne s'est passé, bien au contraire !

Dans les grandes lignes :

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- Toujours beaucoup de voyages, dont 2 expéditions en voilier en Colombie-Britannique (côte Ouest du Canada) principalement pour les ours : ours noir, ours kermode et grizzly. Une nouvelle galerie d'images est en ligne : British Columbia.

- La mission requin pèlerin a été relevée ! J'ai consacré un séjour pour photographier et filmer ces gargantuas des mers.

- De belles émotions photographiques, comme avec l'un des félins les plus rares de la planète : le lynx ibérique, que j'ai photographié après 30 heures d'affût dans la Sierra Morana, en Espagne.

- Depuis 2 ans, je me suis sérieusement lancé dans la réalisation d'un documentaire sur l’Écosse sauvage au fil des saisons. Quelques nouvelles sur ce projet et sans doute un teaser dans les prochains mois.

- Un nouveau livre va paraître en février 2017, que je signe en textes et photos : "Écosse, les clés pour bien voyager" aux éditions Glénat. Ce sera le deuxième titre de la toute nouvelle collection de guides de voyage chez cet éditeur. Très axé balades et rando nature, avec de nombreux itinéraires de découvertes, plein de bons plans et de belles images également.

 

Retrouvez-moi dans "La France du bout du monde"

RETROUVEZ-MOI dans le documentaire consacré au merveilles naturelles de la Bretagne "La France du bout du monde - Bretagne" sur France 5. Les 12 premières minutes sont consacrées à l'archipel de Molène - un territoire que j'affectionne particulièrement - où j'évoque quelques espèces aux mœurs étonnants... de belles séquences d'approche des phoques en kayak.

Dernière diffusion le 24 juillet 2016 sur France 5

Les jaguars du Pantanal -Brésil

Retour de voyage au Brésil à la recherche du jaguar du Pantanal, le plus imposant de son espèce (jusqu'à 100 kg !), sur les fleuves Paraguay et Cuiaba. De beaux contacts ont eu lieu, avec des jaguars mâles principalement, et des scènes impressionnantes de prédation : approche à pas feutrés d'un jaguar sur une famille de capybaras, qui prendront finalement la fuite en se jetant à l'eau, et chasse avec succès sur un caïman. Découvrez mes nouvelles images dans la galerie "Pantanal".

Loup indien : en pleine action de chasse

Mars 2014 : j'ai effectué un voyage de prospection en Inde pour découvrir de nouveaux parcs nationaux, notamment dans la région désertique du Gujarat, péninsule ouest de l'Inde bordée par la mer d'Arabie. Après une découverte du parc de Gir et de ses derniers lions d'Asie (environ 400 individus), je me suis rendu dans un petit parc national très peu connu et visité : le Blackbuck National Park. Ces paysages de plaines sèches et herbeuses concentrent près de 2600 antilopes cervicapres (du nom de Blackbuck, en anglais), endémiques à l'Inde. Ces espaces ouverts, évoquant parfois les plaines africaines du Serengeti, sont aussi fréquentés par quelques prédateurs comme le loup indien et la hyène rayée. Alors que ces animaux sont presque invisibles dans le reste de l'Inde (en raison de leurs moeurs principalement nocturnes et de la forêt dense), ici les chances sont élevées de pouvoir les admirer et d'assister à des scènes de vie, car on les repère de loin. Une dizaine de loups occupe le parc national, ainsi que 2 à 4 hyènes seulement. La chance a été de mon côté car en l'espace de 3 jours, les loups et les hyènes se sont montrés quotidiennement, et j'ai même pu assister à la chasse d'un loup sur des jeunes gazelles, en milieu d'après-midi ! Le loup a réussi son attaque et a tué un jeune faon... De cette action incroyable, j'ai pu capter cette image où le loup court après les blackbucks.

Géorgie du Sud : l'exposition et bientôt le film...

Suite à notre expédition vers l'île subantarctique de Géorgie du Sud, en novembre-décembre 2012, nous avons monté avec mon compère de voyage Stéphane Leroy cette exposition de 18 tirages, sur la faune principalement : éléphants de mer, otaries, manchots, albatros.

Nous l'avons accrochée au festival international du film ornithologique de Ménigoute www.menigoute-festival.org, du 28 octobre au 3 novembre 2013. Dans le cadre de ce festival, un prix concernant les exposants photographes était décerné par la région Poitou-Charentes, représentée par Ségolène Royal : ma photo de plage recouverte de manchots, d'éléphants de mer et d'otaries a remporté le prix.

Juste avant le festival, mon ami Stéphane Leroy www.stephaneleroy.fr a lui aussi remporté plusieurs prix avec des photos de Géorgie du Sud au festival nature de Namur, dont le Grand Prix et le prix du public.

Prochaine étape, le festival international de photo animalière et de nature à Montier-en-Der www.festiphoto-montier.org, du  21 au 24 novembre 2013, où l'exposition sera aussi présente. Nous ferons une conférence sous le chapiteau le vendredi 22 à 18h sur notre voyage et présenterons nos premiers teasers de film sur la Géorgie du Sud.

Un avant-goût du film que nous préparons pour 2014... à suivre !

Tragédie funeste pour l'ours polaire

On a beau l'entendre, le fait de le voir de ses propres yeux fait l'effet d'un électrochoc : les ours polaires meurent à petit feu, de faim car la banquise est de plus en plus réduite et morcelée en été.

Septembre 2013 : je suis parti à bord du Polaris avec des clients pour une expédition à la recherche des ours polaires. Un rêve de gamin ! A cette saison, la banquise ne ceinture pas l'archipel et c'est normal, elle ne se reforme que courant novembre. Mais ce qui était particulièrement inquiétant, c'est qu'il fallait monter au-delà du 82°N pour trouver une banquise peu épaisse, morcelée... du jamais vu selon les spécialistes !

Beaucoup d'ours sont en quelque sorte piégés sur les îles où ils jeûnent  pendant 3 mois avant de retrouver la banquise : ils sont en mode "économie", à dormir une grande partie de la journée, à gratter le sol à la recherche d'herbes ou de lichens ou pour les plus chanceux, et les plus résistants, à chasser les phoques qui se reposent sur les morceaux de glace en front de glaciers. Mais de plus en plus, on découvre des animaux chétifs, très affaiblis, sur le point de mourir. Nous sommes tombés sur cet ours errant sur le littoral dans un état pitoyable, nous avions le coeur serré de voir cet animal dans un tel état physique, proche de la mort. Ailleurs sur un îlot, nous avons découvert ce cadavre d'ours, certainement mort de faim également.

Ce qui fait froid dans le dos, c'est que le processus de réchauffement climatique s'emballe et s'accèlère beaucoup plus vite que ce que présagaient les scientifiques. En septembre 2012, la surface totale de la banquise n'atteignait plus que 3,4 millions de kilomètres carrés contre une moyenne de 7,5 millions de kilomètres carrés à la fin de l'été sur la période 1979-2000. Les projections pessimistes prévoyaient une disparition totale de la banquise en été autour de 2040, mais à ce rythme la banquise estivale ne pourrait être qu'un lointain souvenir d'ici 3 à 5 ans !

Plus de banquise estivale en 2017 ! Cela veut dire que les jours sont désormais comptés pour l'une des plus belles espèces de la planète, l'ours polaire...

 

 

Ecosse : mission requin pèlerin

Août 2013 : un voyage dans les Hébrides à bord d'un voilier nous a permis d'observer un rassemblement de requins pèlerins aux abords de l'île de Tiree, dans une grande baie, éloignée de toute habitation. Lors de précédentes croisières, nous avions localisé une zone privilégiée de nourissage, entre les îles. Cette fois-ci plusieurs dizaines de requins étaient rassemblés dans cette baie, ce qui a permis de les approcher et de se mettre à l'eau : sensationnel ! Ces géants pacifiques - pouvant mesurer jusqu'à 12 mètres de long, deuxième plus grand requin au monde ! - se nourissent exclusivement de plancton, qu'ils filtrent gueule grande ouverte.

En raison de la turbidité de l'eau, car riche en plancton, la visibilité était très réduite et on ne pouvait voir le requin qu'à 2 mètres de distance ! La photographie n'est donc pas simple, d'autant plus que le requin a une vitesse de nage qui ne permet pas de le suivre... Ce repérage sera l'occasion d'organiser une prochaine expédition pour filmer et photographier plus longuement ce superbe requin.

Retrouvez moi sur Arte, dans un documentaire sur l'Ecosse, série "Par Avion"

La chaîne Arte diffuse une série documentaire intitulée « Par avion », du 15 avril au 17 mai 2013, chaque jour à 17h40.

Le journaliste Vincent Nguyen survole des régions d’Europe à bord de petits avions légers et part ensuite à la rencontre des locaux pour mieux connaître les richesses de ces régions.

À cette occasion, retrouvez-moi dans l’émission consacrée aux îles Hébrides, en Ecosse, le 18 avril.  Vous me verrez guider Vincent Nguyen à la recherche de la loutre d'Europe sur l'île de Mull. Après une longue journée de tournage - dès 6 heures du matin - nous avons saisi une très belle scène avec une loutre à quelques mètres de nous, sous un grand soleil ! Un beau moment avec une petite équipe très sympathique ! Le tournage a été réalisé en mai 2012; évidemment au montage, il ne reste pas grand chose de tout ce qui a été filmé et dit au cours de la journée, mais l'émotion est palpable, c'est le plus important !

Découvrez le générique de ce volet consacré aux Hébrides, bientôt en ligne l'intégralité du docu (26 mn)

Martin-pêcheur : lauréat du concours "Curieux de nature"

Mon image de martin-pêcheur, avec son goujon dans le bec,  est lauréate du concours "Curieux de nature" organisé par l'Espace des Sciences de Rennes et Ouest-France.

L'image a reçu le Grand Prix du jury, sur les 1000 images envoyées sur le thème de la biodiversité dans l'agglomération rennaise. La photo fait la couverture du programme de l'Espaces des Sciences de janvier à mars 2013.

 

L'envers du décor... ou comment photographier un martin-pêcheur

J'ai la chance d'habiter au bord du fleuve de la Vilaine et d'avoir pour voisins des martins-pêcheurs. Je dispose d'un petit observatoire, avec vitre sans tain, pour observer sans dérangement la faune de la rivière. J'ai construis une plateforme en bord de rivière pour y poser une tente affût et planté un perchoir (une branche naturelle) dans la rivière. Dès lors que le perchoir offre une vue dégagée sur la rivière, idéale pour pêcher ou se reposer, le martin adopte très vite ce poste de guet. Il faut penser à bien positionner le perchoir en fonction de l'orientation de la lumière et tenir compte de l'arrière-plan, important pour que le sujet se détache bien sur l'image - ici le fond uni provient de la végétation du bord de rivière. Ensuite, c'est une histoire de patience... et de chance aussi car le martin-pêcheur, lorsqu'il attrape un poisson, revient rarement sur le même poste de guet pour le manger.